La première reine du Hoggar (selon la légende) était Tin-Hinan. L'ancêtre des Touaregs. La noble Tin-Hinan et sa servante Takamat, appartenaient à la tribu marocaine des Bérâber. Elles auraient donné naissance, la première, à la tribu des Kel Rela, la seconde a deux filles respectivement ancêtres des Ihadhanaren et des deux tribus Dag Rali et Aït Loaien.
Charles de Foucauld:

Figure emblématique du Hoggar et de la spiritualité catholique, Charles de Foucauld, béatifié le 15 mai 2005, est né à strasbourg le 15 septembre 1858 au sein d'une vieille famille chrétienne. Dans sa jeunesse, il suit le parcours classique des fils de bonne famille et entre à Saint-Cyr, puis à 'Ecole de cavalerie de Saumur. Il intègre le régiment des 4 Dragons cantonné à Sétif. A la suite d'un conflit avec sa hiérarchie pour "indiscipline" doublée d'inconduite notoire", il est envoyé à Mascara où par désoeuvrement, il commence à apprendre l'arabe puis plus tard l'hébreu. En mai 1881, il participe à une campagne militaire au sud d'Oran ou il prend goût à la découverte de terres jusqu'alors inaccessibles. En juin 1883, après avoir quitté l'armée et passé une année sabbatique à Alger, il entreprend son premier grand voyage en solitaire. Déguisé en juif d'Afrique du Nord, il parcourt le Maroc et réussit à pénétrer dans les cités interdites aux Européens qu'il décrit dans son ouvrage "Reconnaissance au Maroc". Au cours de son périple, alors qu'il est encore un jeune homme à la vie dissolue, il est impressionné par l'expression de la foi musulmane: " L'islam a produit en moi un profond bouleversement. "La vie de cette foi, de ces âmes vivant dans la continuelle présence de Dieu, m'a fait entrevoir quelque chose de plus grand et de plus vrai que les occupations mondaines!". En 1886 de passage à Paris, il rencontre l'abbé Huvelin, vicaire à l'église de Saint -Augustin, qui l'encourage dans sa vocation naissante. Le jeune homme, qui a déjà renoncé à sa vie d'homme du monde, part en pèlerinage en terre Sainte, puis se retire au monastère de Notre-Dame des Neiges en Ardèche.

La chapelle de l'ermitage de l'assekrem
Toujours en quête d'absolu. Il gagne en 1890 la trappe d'Akbès en syrie ou il reste six ans. c'est dans ce monastère de stricte observance de la règle cistercienne qu'il prononce ses voeux monastiques, en 1892, et devient frère Marie-Albéric. Mais la vie en communauté semble lui pense et face au refus de son supérieur de le laisser mener une vie érémitique, il rompt ses voeux en janvier 1897. Il est alors libre de se retirer à Nazareth, en palestine, à proximité d'un couvent de clarisses. Pendant ses six années de retraite, il se découvre une nouvelle vocation, de retour en France, il est ordonné prêtre en juin 1901. Il part aussitôt à Béni-abbès, au sud de Béchar, espérant retourner au Maroc. Apprenant que les Touaregs du Hoggar, après une période de lutte commencée à fort flatters en 1881, ont fait acte de soumission envers la France et après en avoir longuement discuté avec son ami Laperrine, le "pacificateur" du sahara, il part s'installer à Tamanrasset en aôut 1905. De sa minuscule maison édifiée " en dur " au milieu d'un arghem de quelques huttes de roseaux dans laquelle il passe quelques mois par an entre des séjour en métropole, il découvre un peuple mystérieux qui le fascine et entreprend l'étude de leur langue et de leur civilisation. il entreprend la traduction des Evangiles en tamahaq, la rédaction du premier dictionnaire tamahaq-français et transcrit des milliers de vers de poésie touareg.