Grande mosquée: place de l'Emir Abdelkader, Commencée en 1102 par youssef Ibn Tachfine, le fondateur almoravide de Tlemcen, elle a été terminée par son fils vers 1135 qui y a fait embellir le minaret, le mihrab - d'inspiration andalouse, c'est l'un des plus beaux du Maghreb et la coupole qui le devance. Un siècle plus tard, yaghmoracen fait construire sept nouvelles nefs et un dôme central. Située en plein coeur de la ville, la grande mosquée est remarquable par la régularité de ses proportions harmonieuses, par sa décoration toute de finesse et parce qu'elle est l'une des trois mosquée almoravides d'Alger - les deux autres sont celles d'Alger et de Nédroma. On pénètre d'abord dans la grande salle de prière (50x25m) constituée de treize nefs et de cinq rangées de 72 pilliers de formes différentes. Sur le mur sud, une tablette en bois finement sculptée évoque l'éxistence d'une belle bibliothèque fondée au XIV siècle par le sultan Abou Hammou. Le lustre qui orne la nef centrale est une copie d'un lustre offert par Yaghmoracen dont on peut voir les rest (du lustre) au musée de la ville. De cette salle, on accède à la cour de 20x20m ornée d'une vasque en onyx translucide. Le minaret rechangulaire en brique, haut de 29m, est l'un des plus anciens du pays. Sur le côté sud-ouest de la mosquée, la koubba de sidi Merzouk est tout ce qui reste de la nécropole des Béni Zianes et abrite peut-être les restes de yaghmoracen.
Mosquée de Sidi senouci: A l'entrée d'une impasse, kissaria. La petite mosquée, dont la salle de prière est située inhabituellement au premier étage, a été embellie par le joli minaret. ajouté au XIV siècle au bâtiment à l'architecture simple par Abou Abbès Ahmed, le concepteur des murailles du Mechouar. Sidi Senouci, de son nom cheikh Mohamed Ben youssef Benameur Ben Chouayb Essenouci; issu des Beni snous, était un exemple de piété au XV siècle. Mystique porté sur la théologie unitaire, il a également composé beaucoup d'ouvrages scientifiques. En face de la mosquée, on peut visiter le hammam Essebaghine (hammam des Teinturiers) datent des Almoravides.
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Mosquée de Sidi El -Halaoui: Au nord de la place des Martyrs (chouhada). Originaire de séville où il était qadi, Abou Abdallah Echoudi a tout abandonné pour se retirer à Tlemcen en 1266. Presque mendiant, il survit en vendant des bonbons jusqu'au jour ou le prince Abou Inan, qui a entendu parler de sa piété, lui confie l'éducation de ses fils. Envieux de sa promotion le grand chambellan de la ville le fait accuser de sorcellerie et décapiter vers 1305. Le prince touché par cette fin tragique, fait construire en l'honneur du saint homme un mausolée digne de son enseignement. Alors que le chambellan a connu une fin encore plus misérable, la vie de Sidi El halaoui a inspiré nombre de textes de chansons andalouses de Tlemcen dont l'une des plus connues a été composée par cheikh Ibn M'saib. Commandée en 1354 par le sultan mérinide Abou Inan Farès, la mosquée a été construite sur le modèle de la mosquée Sidi Boumedienne. Assez petit et simplement composé d'une salle de prière, d'une cour et d'un minaret, le bâtiment épouse la forte pente sur laquelle il est édifié. On y remarque la porte principale décorée d'arabesques polychromes et un auvent de tuiles vertes soutenu par treize fines colonnes.
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